Sur Scène : Karim Gharbi au Théâtre 140 - airtvmusic.be

L’art libre, c‘est puissant comme un bras de fer ou comme une hirondelle qui se pose sur une branche.

Ici, la Musique est vitale. Karim Gharbi joue, transpire, transmet le message de ces personnages. Cela représente un lien entre la survie et la vie, portant la joie, la douleur, la folie, l’amour sur les sommets de l’émotion. Le mot se décharge. Il est criant, suave, insistant. Ca bouscule, bascule avec le titre “Poisson d’or” en l’occurrence, il amène des récits de vie qui nous invitent au respect, à la curiosité, à l’humour. Nous sommes amenés à vraiment entendre. C’est une musique en mouvement, un univers sonore diversifié.

Karim Gharbi nous libère la tête avec ces titres, ils nous libèrent la tête en nous confrontant à l’étranger, à l’étrangeté, à ce qu’il nous est parfois difficile à entendre et de voir parce que trop proche ou trop douloureux, à l’absurdité. Mais ils ont aussi leur pouvoir de réveiller une sensibilité engourdie par le trop plein d’image, d’informations.

Il nous donne de l’air, des airs de Paul Verlaine dans “Il pleut doucement sur la ville” ou de Gainsbourg dans “Notice“, et adapte merveilleusement “Céline” de Hugues Aufray en y ajoutant une touche berbère.

Il nous transmet une énergie de vie, féroce, douce, invente, déborde les notes, les mots librement. Il chuchote, crée des rythmes, des ambiances qui nous amènent d’un état à un autre.

Le concert se déroule comme des successions de “A qui? A quoi? Pourquoi? On ne sait pas, l’histoire continue” parfois interrompues par l’abattement ou l’extrême douceur dans un monde de brute.

Soudain, comme possédé, Karim Gharbi nous emmène aussi dans des parenthèses, nous regardons et écoutons. Pas le choix, les musiciens sont aussi possédés. Ils sont en communion dans l’émotion. Rien là dedans n’est volontaire, théorique, l’émotion commande le concert. Karim ne cessera tout au long de son concert, de montrer sa gratitude.

La présentation de ce sublime album “Poisson d’or” au Théâtre 140 est vécue comme un besoin vital de rompre les fils avec cette réalité pour se construire une Nouvelle Vie. Une Vie… Nouvelle…

Merci pour ce métissage inattendu, cette générosité débridée de Karim Gharbi et ses musiciens, contribuant à rendre la chanson française merveilleusement subtile.

Annie Deltour

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